Ce rapport se décompose en deux parties : bilan et préconisations.

Il estime que les sciences économiques et sociales ont toute leur place dans le lycée d’aujourd’hui et de demain car elles sont un pilier fondamental de la formation du citoyen dans notre monde contemporain. La commission s’affirme ainsi sensible à sa présence dans les enseignements obligatoires en classe de seconde (ce n’est à l’heure actuelle qu’une option de détermination). Il est reproché, d’une part, aux programmes de première et surtout de terminale d’être beaucoup trop lourds et de brasser trop de thèmes. Et, d’autre part, de trop s’intéresser aux problèmes sociaux, aux aspects négatifs plutôt qu’aux réussites de la société. Il est également regretté qu’une partie relative à la sociologie des organisations manque dans les programmes. S’agissant des manuels, le reproche essentiel qui leur est fait est de ne pas être conçus de façon à pouvoir être utilisés de façon autonome par les élèves car ils sont construits comme des recueil de documents.

Le rapport préconise d’inverser la démarche de conception des programmes. L’objectif des programmes doit être l’acquisition de « fondamentaux », connaissances et compétences dont la détermination précise est renvoyée à un futur groupe de conception des programmes. Les thèmes, moins nombreux qu’aujourd’hui, viennent en second et pour autant qu’il servent à l’apprentissage des fondamentaux. Comme ces fondamentaux sont disciplinaires, le rapport penche vers une démarche d’initiation à l’économie (surtout) et à la sociologie.

Ci-joint, le rapport de la commission Guesnerie.