« Des questions aussi essentielles que le chômage, l’inflation, les déficits et les crises ne sont que très rapidement mentionnées, et des thèmes comme les inégalités, les services publics ou l’environnement sont tout simplement écartés », poursuit l'AFEP. Avant d'ajouter : « De tels choix reposent sur le déni de la pluralité des approches, théoriques et méthodologiques, en sciences économiques et sociales. » En cause, notamment, une vision jugée « artificielle » qui présente l'économie comme une science « dure » dans laquelle débats théoriques et normativité sont absents.

Ce programme « ne peut donc prétendre donner aux élèves les clés leur permettant de décrypter le monde dans lequel ils vivent. Ce programme constitue une régression intellectuelle et un nouvel affront fait à l’objectif de l’enseignement de sciences économiques et sociales : former les élèves à exercer un regard critique sur le monde économique et social dans lequel ils vivent. »

Publié le 1er juin 2010.