L’an dernier a été créé le Conseil national économie gestion, regroupant des acteurs tant du monde de l’enseignement (la Conférence des Doyens des Facultés de Sciences Economiques et Gestion, l’AFEP pour les enseignants chercheurs, l’Apses pour les professeurs du secondaire, PEPS-économie et l’ARES pour les étudiants) que de celui de l’entreprise (MEDEF ou Compagnie nationale des commissaires aux comptes).
Visant à la fois à valoriser la filière « économie » à l’université, à favoriser le dialogue entre monde académique et monde des entreprises et à améliorer la formation et l’insertion professionnelle des étudiants en économie, le CNEG vient de rendre un premier rapport (joint à ce billet) sous la forme de « préconisations de bonnes pratiques pour l’enseignement supérieur d’économie-gestion ».
Elles montrent que, s’agissant des « maquettes » de formation, les critiques et les suggestions en particulier de PEPS-économieont été entendues : une meilleure continuité entre l’enseignement secondaire et l’enseignement supérieur, approche par problématique et mise en perspective historique, pratiques pédagogiques permettant de mobiliser plusieurs champs de connaissances, etc.
Les enseignants de l’Afep y trouveront aussi leur compte puisque « Le CNEG insiste sur l’impérieuse nécessité de mieux prendre en compte l’enseignement dans l’évolution des carrières des enseignants-chercheurs » et qu’est aussi évoquée l’acquisition de savoirs pluralistes. Enfin, le rapport préconise aussi d’améliorer l’information sur les formations, les liens entre anciens et actuels étudiants ou de valoriser les engagements en cours d’étude (« junior entreprise » ou soutien scolaire).

Bref, un premier rapport assez consensuel où chacun peut trouver sa pitance et où l’insistance sur la dimension pédagogique, pour les étudiants comme pour les enseignants, montre que le CNEG a bien entendu que dans l’expression « enseignement supérieur d’économie-gestion », il y avait bien le mot … enseignement.

Gérard Grosse

21 avril 2017