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L’indicateur de progrès social ou les mirages d’un indicateur alternatif


Le débat sur les indicateurs de richesse alternatifs au PIB reprend avec force : à côté de la loi sur les nouveaux indicateurs de richesse, adoptée le 2 avril dernier, un nouvel indicateur s'impose sur la scène internationale, l'indicateur de progrès social (social progress index ou SPI en anglais). Proposé par la Social Progress Imperative, une organisation américaine à but non lucratif, le SPI se veut un indicateur complémentaire au PIB, indicateur-phare de la comptabilité nationale accusé depuis de nombreuses années de mettre l’accent uniquement sur la dimension économique, quels que soient les coûts écologiques et humains d’une poursuite indiscutée de la croissance. Pour la deuxième année consécutive, la Social Progress Imperative a produit un classement de 133 pays en utilisant le SPI. De son côté, la Commission européenne envisage de l’utiliser comme clé de répartition des aides aux régions européennes. Mais cet indicateur est-il aussi novateur que le prétendent ses concepteurs ? Entretien avec Géraldine Thiry Economiste (Université Catholique de Louvain), membre du Forum pour d'autres indicateurs de richesse (FAIR). ...lire la suite

Que penser du projet d’utilisation d’un nouvel « indice de progrès social » en Europe ?


Le collectif FAIR (Forum pour d’autres indicateurs de richesses) a pris connaissance du projet d’utilisation par l’Union européenne d’un nouvel indicateur de progrès social, le SPI (social progress index), mis au point sur la base des réseaux internationaux de l’Université de Harvard et du consultant en stratégie Michael Porter. Cet indicateur pourrait notamment servir, en complément ou à la place du PIB par habitant, comme clé de répartition des crédits aux régions européennes. ...lire la suite

Communiqué sur la Commission de concertation sur les indicateurs complémentaires au PIB


Plusieurs membres du FAIR ont été conviés individuellement à participer aux travaux des quatre réunions de la Commission de concertation sur les indicateurs complémentaires au PIB (Florence Jany-Catrice, Dominique Méda, Géraldine Thiry, Patrick Viveret) et ont assisté aux trois premières réunions (17 février, 3 mars, 17 mars). L’objectif de cette Commission coprésidée par le CESE et France Stratégie est de « ''proposer un tableau de bord d’une dizaine d’indicateurs afin d’éclairer les décisions de politiques publiques. Ce tableau de bord pourrait notamment répondre aux attentes de la proposition de loi visant la prise en compte des nouveaux indicateurs de richesse dans la définition des politiques publiques, proposition de loi adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale mercredi 29 janvier 2015. Il s’agirait, à l’occasion des travaux de préparation budgétaire, de renseigner la représentation parlementaire sur l’état réel du pays, y compris au niveau territorial, au-delà des indicateurs macro-économiques déjà disponibles dans les annexes budgétaires et ceci dans les trois dimensions économique, sociale et environnementale'' ». FAIR se réjouit de voir la thématique des nouveaux indicateurs de richesse progresser lorsqu’elle contribue à aller au-delà du PIB. La participation de certains de ses membres aux réunions de la Commission le conduit néanmoins à préciser sa position. ...lire la suite

Proposition de loi sur les nouveaux indicateurs de richesse


Le Forum FAIR, forum pour d'autres indicateurs de richesse, créé en 2008 pour défendre l'élaboration d'autres indicateurs de richesse complémentaires au PIB, se réjouit de l'adoption en première lecture de la [proposition de loi sur les nouveaux indicateurs de richesse|http://www.assemblee-nationale.fr/14/ta-commission/r2505-a0.asp], portée par la députée EELV de l'Essonne, Eva Sas. ...lire la suite

Vidéo : les rencontres 2014 de l'Idies


Compte rendu vidéo des 7e rencontres annuelles de l'Idies qui ont eu lieu à Lyon, le 14 novembre 2014, dans le cadre des Journées de l'économie. Deux tables rondes ont eu lieu autour des problématiques suivantes : « Réformer l'enseignement supérieur de l'économie ? » et « Quel prix pour la nature ? ». ...lire la suite

Université : les économistes dominants défendent leur territoire


Cette chronique de Gilles Raveaud a été publiée sur AlterEcoPlus, le 18 janvier 2015. Un trait d’humour qui circule ces jours-ci chez les membres de l’AFEP résume la situation : « nous sommes nuls mais ils veulent nous empêcher de partir ». Oui, car notre revendication d’être des économistes, mais des économistes différents, est inacceptable. Philippe Askenazy rappelle que la menace d’arrivée d’un concurrent (ici, la nouvelle section) a pour effet de stimuler l’innovation. ...lire la suite

Dans le supérieur, l’enseignement d’économie manque cruellement de pluralisme, mais surtout ne changeons rien !


Il y a un mois, la création d’une nouvelle section « d’économie » au sein du Conseil national des universités (CNU), organisme qui « se prononce sur les mesures individuelles relatives à la qualification, au recrutement et à la carrière des enseignants-chercheurs » était décidée par les ministres de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur. Aujourd’hui ce n’est plus d’actualité.%%% Comment expliquer cette [« occasion manquée »|http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/01/13/enseignement-de-l-economie-une-occasion-manquee_4555175_3232.html ]? Pourquoi n’est-ce probablement que partie remise ? Présentation d’une valse à quatre temps. ...lire la suite

Certains blogs et sites ont une longue vie, d’autres sont plus éphémères. Il y a cinq ans l’Idies proposait une liste de ceux-ci tenus pas des professeurs de sciences économiques et sociales. Voici une actualisation.

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S’il est au moins un mérite qu’il faut reconnaitre aux lobbys patronaux, c’est leur persévérance. Quand il s’agit de dénoncer le sort réservé à l’entreprise dans l’enseignement – et dans celui des sciences économiques et sociales en particulier – ils ne sont pas avares « d’études », de tribunes, de propositions, etc. Cette fois c’est l’Institut de recherches économiques et fiscales qui s’y met, dans une tribune de son directeur du développement publiée dans le Figaro du 21 novembre dernier.

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L’enseignement supérieur des Sciences économiques fait l'objet de critiques récurrentes depuis deux décennies. Mais sans refonte des modes de recrutement et d'évaluation des enseignants-chercheurs, il ne sera pas possible de faire bouger les lignes. Par Philippe Frémeaux (Idies-Alternatives Economiques), Gérard Grosse (Idies-Apses) et Aurore Lalucq (Idies-Institut Veblen).

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Compte rendu de la conférence-débat « À quoi servent les chiffres ? », co-organisée par le Cnis, l'Insee et le Conseil économique, social et environnemental au palais d'Iéna à Paris, qui a eu lieu le jeudi 30 janvier 2014.

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En se donnant comme objectif d’« inverser la courbe du chômage » fin 2013, François Hollande a fait des chiffres du chômage le principal critère sanctionnant la réussite ou l’échec de l’action présidentielle. Mais de quelle courbe parle-t-on ? La mesure du chômage ne fait pas consensus et deux sources se concurrencent, celle de l'Insee et celle de Pôle emploi. Cette note n°27 de l'Idies fait le point sur les différentes manières de mesurer le chômage. Chacune ayant ses avantages et ses inconvénients. Par l'économiste Jacques Freyssinet. ...lire la suite

Compte rendu vidéo des 6e rencontres annuelles de l'Idies qui ont eu lieu à Lyon, le 15 novembre 2013, dans le cadre des Journées de l'économie. Deux tables rondes ont eu lieu autour des problématiques suivantes : « Information et pouvoir des salariés dans l’entreprise : nouvelle donne ou occasion manquée ? » et « Quel avenir pour l’enseignement de l’économie à l’Université ? ».

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Note de travail n°26 - décembre 2013
Du 26 mars 2013 au 5 janvier 2014, la cité des sciences et de l’industrie, à Paris, accueille une exposition qui se veut pédagogique sur l’économie. Intitulée « Krach boom mue », elle fait malheureusement une part trop belle aux théories économiques néo-classiques, au détriment du fonctionnement de l’économie réelle. Visite critique guidée.

Par Gilles Raveaud, maître de conférences en économie à Paris 8. ...lire la suite

L'Idies a présenté le mercredi 22 mai son rapport 2013 sur l'état de l'information économique et sociale. L'information sur l'économie occupe aujourd'hui une place importante dans les médias. Mais de quoi parle-t-on quand on parle d'économie ? Quels moyens humains lui sont aujourd'hui consacrés ? Comment s'articule le travail des services économiques avec celui du reste des rédactions ? Quels types de relations s'établissent entre les journalistes et leurs sources ? Parvient-on à mettre en débat des sujets économiques souvent complexes ? Autant de questions traitées dans ce rapport par le sociologue des médias Jean-Marie Charon, membre du conseil d'administration de l'Idies. ...lire la suite

Le 6 avril dernier, le collectif étudiant PEPS-Economie (Pour un Enseignement Pluralisme dans le Supérieur en Economie) réunissait des « états-généraux de l’enseignement de l’économie dans le supérieur » afin de présenter les résultats d’une enquête sur les contenus actuels d’enseignement dans les facs d’économie (au niveau licence) et proposer une « maquette » alternative. Compte rendu de ces états-généraux et présentation des propositions.

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Un premier pas dans le regroupement des économistes ne se reconnaissant pas dans le courant mainstream en science économique, avait été fait avec la création de l’Association française d’économie politique en décembre 2009. Fortement critiques vis-à-vis de l’agrégation de sciences économiques et conscients que les carrières sont bloquées pour les enseignants-chercheurs « hétérodoxes », les économistes de l’Afep appellent de leurs vœux la création, à côté de la section « sciences économiques » (05), d’une nouvelle section, « Economie et société » au sein du Conseil national des universités (CNU).Un nouveau pas est franchi avec l’appel « à se compter » lancé par l’association.

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VIDEO Les conflits d’intérêt dans lesquels se trouvent nombre d’économistes fréquemment invités dans les médias ont fait l’objet de nombreuses critiques. Au-delà de la nécessité de savoir « d’où chacun parle », cette table-ronde s’interrogera sur les raisons à l’origine de cet insuffisant pluralisme de l’expertise. Elle s’interrogera également sur les raisons qui conduisent les journalistes en charge des questions économiques à solliciter analyses et avis extérieurs. Compte-rendu vidéo de la deuxième table ronde des Rencontres de l'Idies 2012, qui on eu lieu à Lyon le 8 novembre 2012.
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Note de travail n°25 - septembre 2012
Mesurer l’emploi dans les servi ces à la personne est une question particulièrement délicate. Les estimations de créations d’emplois dans ce secteur varient en effet nettement selon les conventions de mesure retenues : entre 1,1 million et 2 millions d’emplois. Comment se fait-il qu’il y ait une marge d’incertitude de 900 000 emplois ? Comment y voir plus clair ? Par Florence Jany-Catrice, économiste.
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Dans une tribune publiée dans Le Monde Economie du 10 septembre 2012, Thibault Gajdos, chercheur au CNRS, s'insurge contre le fait que les données permettant d'analyser la distribution des revenus et des impôts soient réservées à l'Insee et à l'administration fiscale. Les chercheurs, en revanche, n'y ont pas accès. Or ces données font cruellement défaut au moment où le gouvernement s'apprête à présenter son projet de réforme fiscale. Comment espérer un débat démocratique de qualité si les chiffres ne sont pas mis à disposition?

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Note de travail n°24 - septembre 2012
Les différentes mesures des inégalités sociales produisent des résultats parfois contradictoires. Démonstration avec le cas des inégalités d’obtention du baccalauréat. Par Pierre Mercklé, Sociologue et maître de conférences à l’ENS de Lyon et chercheur au Centre Max Weber.




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Communiqué du Forum pour d’autres indicateurs de richesse (FAIR) - 21 juin 2012.

Un nouvel indicateur, l’Inclusive Wealth Index (IWI) est proposé dans un rapport récent mis au point dans le cadre des Nations Unies. Bien qu’il se distingue de l’épargne nette ajustée (ENA) de la Banque mondiale, dont FAIR avait fourni une critique argumentée, l’IWI relève d’une démarche économiste semblable, et il aboutit aux mêmes impasses.

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Le débat sur l'indépendance des économistes médiatiques à l'égard des entreprises qui les emploient gagne du terrain. Philippe Frémeaux estime que nos experts ne sont pas vendus au système. Ils lui sont simplement acquis... Ils pensent que l'économie de marché, en dépit de ses défauts, est la seule voie possible. Ce qui n'interdit pas de la réformer à la marge, mais sans renverser la table.

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Les partisans de l'économie sociale et solidaire regrettent souvent que cette forme d'économie alternative n'ait pas la place qu'elle mérite dans les médias et les programmes scolaires. L'Institut pour le développement de l'information économique et sociale (Idies) a donc mené une étude pour le compte de la mission innovation, expérimentation sociale et économie sociale de la DGCS sur la place de l'ESS dans les programmes des différents cours d'économie au lycée.

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Le pôle de recherche du Collège des Bernardins a conduit depuis deux ans un séminaire sur le thème des formes de propriété et des responsabilités sociales de l’entreprise. Ce séminaire, mené en partenariat avec l’Université Paris-Ouest Nanterre et Mines ParisTech, partait du constat que la théorie économique standard offre une vision singulièrement réductrice de l’entreprise. Il a abouti à des travaux présentés lors d’un colloque au printemps dernier et il doit se poursuivre bientôt par la confrontation des « partenaires sociaux » au bilan d’étape établi lors de ce colloque.

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