Richesse, bien-être, progrès: comment refaire les comptes?
Dans son numéro de septembre 2009, le magazine Alternatives Economiques consacre un gros dossier à la question des indicateurs de richesse. Quelles sont les limites du PIB ? Comment s'affranchir de son hégémonie ? Quels indicateurs alternatifs faut-il privilégier ? Quel bilan tirer des recommandations de la commission Stiglitz sur la mesure de la performance économique et du progrès social ?
Le PIB n'est plus un indicateur pertinent de la santé et du progrès de nos sociétés. Qu'il s'agisse d'évaluer l'évolution de notre bien-être individuel et collectif ou de prendre en compte les enjeux écologiques, le PIB ne nous envoie plus les bons signaux pour éclairer le débat démocratique et guider l'action publique. Pour réorienter le cours du progrès, il faut en redéfinir la mesure. Mais cela implique de se mettre d'accord collectivement sur ce qui compte vraiment.
PIB: le compte n'est plus bon
Le PIB tient trop de place dans le débat public: cet indicateur ne reflète plus les enjeux majeurs auxquels nos sociétés sont confrontées.
La bataille des indicateurs
Si tout le monde est à peu près d'accord pour faire descendre le PIB de son piédestal, désigner son remplaçant est bien plus compliqué.
Un enjeu démocratique
Entretien avec Jean-Paul Fitoussi, président de l'OFCE. Inégalités, santé, qualité de l'environnement...: retour sur les pistes avancées par la commission Stiglitz pour la prise en compte des phénomènes que le PIB ne mesure pas.
Associer les citoyens
Entretien avec Jean Gadrey, professeur émérite d'économie à l'université Lille 1. Les recommandations de la commission Stiglitz vont dans le bon sens, mais il faut dépasser le monopole des économistes sur l'expertise.
