Tout d’abord, nos travaux ont été guidés par les conclusions de la Commission Guesnerie, qui ont fait l’objet d’un large consensus dans les communautés académique et enseignante. Surtout, je refuse de laisser dire que je « saborde » cette discipline. Chacun sait que j’y suis au contraire très attaché. C’est la raison pour laquelle j’avais accepté de participer à la rédaction du précédent programme sous la présidence de Jean-Luc Gaffard et c’est la raison pour laquelle j’ai accepté de présider ce Groupe d’experts.

Dois-je rappeler que j’enseigne, depuis plus de 15 ans, l’initiation à l’économie en première année du premier cycle universitaire ? Qu’en ma qualité de professeur des Universités, j’ai présidé de nombreux jurys de baccalauréat et ai pu, en ces occasions, échanger avec des professeurs de SES ? Que j’ai participé avec plaisir à de nombreuses sessions de formation des professeurs de SES ? Que j’ai siégé pendant quatre ans dans le jury du concours externe d’agrégation des professeurs ? Que j’organise régulièrement des conférences-débats avec les lycéens des classes de première ou de terminale, sur des thèmes tels que l’économie européenne ou, récemment encore, la taxe carbone ? Qu’enfin j’appartiens à une institution (l’OFCE) qui entretient avec l’Apses un partenariat fructueux depuis des années ?

Je ne laisserai pas dire sans autre forme de procès que je « saborde » cette discipline. Et je suis prêt à venir en débattre devant l’Apses ou toute autre instance représentative des enseignants de SES pour qui je professe le plus profond respect.

Jacques Le Cacheux,
Directeur du Département des études, OFCE
Professeur d’économie, Université de Pau et des Pays de l’Adour

Billet mis en ligne le 31 mai 2010.