INDICATEURS DE RICHESSE ET BIEN-ÊTRE

Lundi 4 octobre, Issy les Moulineaux.

Un bref compte-rendu, par Florence Jany-Catrice

Quelques indicateurs quantitatifs : 150 présents dans l’auditoire (plus d’une moitié de femmes) – 8 intervenants : 4 femmes (dont trois membres de FAIR), 4 hommes–– 2h30 de présentations et débats.

L’animation était prise en charge par Isabelle Germain directrice des NOUVELLES news.

Après une introduction de la problématique et un balayage des enjeux des « nouveaux indicateurs » assurés par Dominique Méda, deux tables rondes se sont succédé : l’une autour de « quoi mesurer ? », l’autre autour de « comment le faire ? ».

Table Ronde 1.

  • Pierre Larroutourou. Après avoir présenté quelques chiffres visant à rappeler que nous étions loin d’être sortis de la crise économique mondiale, PL a présenté sa thèse de la priorité pour l’emploi.
  • Philippe Le Clézio est revenu sur ses expériences en tant que Président de la commission « indicateurs » du CESE d’une part, et de la commission de concertation des IDD d’autre part. Il a fait part de son pessimisme vis-à-vis des dynamiques en cours, en particulier parce qu’il lui semble que les nouveaux indicateurs sont déjà redevenus un sujet des techniciens de la statistique.
  • Hélène Combe a montré qu’on devait systématiquement articuler trois questions : pourquoi on mesure, avec qui, puis ce que l’on mesure. Elle a insisté sur les dynamiques territoriales, et fait état du projet en cours en Pays de la Loire, en mettant en avant les nécessaires innovations autour de la question démocratique, et du rapport à l’expertise.

Table Ronde 2.

  • Florence Jany-Catrice a présenté les enjeux des méthodes et plus généralement des conditions socio-politiques d’élaboration des indicateurs, en insistant sur les questions d’échelle, de forme des indicateurs, de la monétarisation, et de la légitimité des acteurs.
  • Martine Durand de l’OCDE a présenté les innovations en cours à l’OCDE sur ces questions : monétarisation et comparaison des productions des services non marchands (production domestique) ; indicateurs subjectifs de satisfaction de vie…
  • François Fatoux a fait le lien entre les questions qui avaient été soulevées au cours de la soirée et les pratiques de notation extra financières au niveau microéconomique : gouvernance, mise en place de panels, périmètre, complexité des indicateurs…

Etant donné la richesse des contributions et la très forte contrainte de temps, le débat a été réduit à quelques questions.

Chaque participant a reçu à l’entrée un hors série des Nouvelles news (très bien fait, voir sur le site du journal comment se le procurer) ayant pour titre : « dépasser le PIB, objectif bien-être ». Avec des contributions de Valérie Létard, Jean Gadrey, Dominique Méda », et des articles : « sortir du Pib un enjeu de civilisation » et « Les nouveaux indicateurs de richesse, une réalité en marche » (expériences de l’Insee et de l’OCDE), « Le bonheur n’est pas dans le Pib » à partir d’un sondage réalisé par le journal auprès de 550 personnes. Le journal se termine par un article intitulé « quand le Nord montre la voie » décrivant finement le projet « indicateurs 21 » de la Région Nord-Pas de Calais et ses résultats.

Mis en ligne le 18 octobre 2010.