Pourquoi une telle rétention d'information? Il s'agit, selon le livre de procédure de la Direction générale des finances publiques, de protéger la confidentialité des données. Un argument qui ne tient pas la route, juge Thibault Gajdos. Les Etats-Unis, mais aussi le Danemark, la Suède, l'Autriche, l'Allemagne et la Norvège ont trouvé les moyens de mettre des données administratives à la disposition des chercheurs sans porter atteinte à la vie privée des citoyens.

« Rien ne s'oppose donc à ce que les chercheurs puissent contribuer à éclairer le débat public. La volonté politique seule fait défaut. Il n'est pas trop tard. Sans données pour les fonder, les chiffres ne sont que de la propagande. Le débat sur la fiscalité mérite mieux ; la démocratie exige davantage », conclut le chercheur.

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Mis en ligne le 13 septembre 2012.