L’initiative des étudiants du mouvement PEPS-économie (Pour un Enseignement Pluraliste dans le Supérieur en Economie) avait donné lieu, il y a un an, à une tribune dans Le Monde, « La crise économique est aussi une crise de l’enseignement de l’économie ». Cette initiative a certainement été pour beaucoup dans l’installation de la « Mission sur l’enseignement de l’économie » confiée à l’automne dernier à Pierre-Cyrille Hautcoeur, et qui devait rendre son rapport … le mois dernier. Où en est-on d’ailleurs ?
Ce sont à peu près les mêmes revendications que porte aujourd’hui l’International Student Initiative for Pluralism in Economics (ISIPE) : pluralisme des théories et des méthodes, approches pluridisciplinaires et regard réflexif sur la discipline via l’épistémologie. Et elle le fait en frappant un grand coup, sa lettre ouverte a en effet été publiée simultanément dans 16 journaux de 8 pays différents, dont Le Monde en France, Financial Times et The Guardian en Grande-Bretagne, Il Manifesto et il Corriere della Sera en Italie, Le devoir au Québec, Suddeutsche Zeitung et Handelsblatt en Allemagne, mais aussi en Israël, au Danemark, en Autriche.

Un enseignement de l'économie plus ouvert, plus divers, plus pluraliste, voilà ce que réclament les associations d’étudiants en économie de pays aussi divers que la France, les Etats-Unis, l’Argentine, la Russie, l’Inde ou Israël.

A l’uniformisation de la science économique et de ses modèles d’enseignement, répond une mondialisation de sa contestation.

Cette initiative est aussi soutenue par des personnalités du monde académique : Thomas Piketty et Jean-Paul Fitoussi en France, Paul Davidson et James Galbraith aux Etats-Unis. Il est possible de s’y associer ici.

Billet publié le 7 mai 2014