Sur la forme d’abord, FAIR a toujours milité pour que le choix des indicateurs complémentaires au PIB fasse l’objet d’un débat approfondi avec les citoyens permettant à ces derniers de participer à leur construction (et pas seulement à leur validation). Les modalités de consultation prévues par la Commission (une consultation en ligne, une discussion avec un panel sur des indicateurs d’ores et déjà choisis, destinée à voir si les citoyens comprennent bien ces indicateurs) ne nous semblent pas à la hauteur des enjeux.

Sur le fond, FAIR soutient la nécessité de disposer d’indicateurs de richesse en nombre limité susceptibles de donner des informations synthétiques différentes de celles données par le PIB, de contrebalancer l’influence de celui-ci et de jouer un rôle d’alerte. Dans cette perspective, l’idée de disposer d’un tableau de bord avec dix indicateurs dont certains font intervenir des éléments purement monétaires (comme la dette des administrations publiques), n’est pas de nature à fournir une information différente de celle dispensée par le PIB. Deux indicateurs synthétiques portant l’un sur les évolutions du patrimoine naturel (Empreinte carbone, retenue par la Commission) et celles de la santé sociale (déjà calculée et proposée par FAIR, reprise par l’ARF) auraient pu jouer ce rôle.

Enfin, FAIR est très opposé au choix d’un indicateur de bonheur subjectif (satisfaction de la vie), à partir duquel de trop nombreuses corrélations et interprétations peuvent être proposées et est particulièrement circonspect sur les indicateurs suivants : taux d’emploi (au lieu du taux de chômage) ; taux des jeunes diplômés (au lieu du taux de sortie du système scolaire sans aucun diplôme) ; dette des administrations publiques ; indicateurs de confiance.

FAIR tient donc à préciser que la participation de certains de ses membres aux travaux de la Commission n’équivaut pas à une validation des résultats de ces derniers.

Paris, le 30 mars 2015