Il en ressort que la semestrialisation de l’enseignement, qui avait fait l’objet de beaucoup de critiques à l’automne dernier, n’est pas abandonnée. Et que l’avenir des sciences économiques et sociales, qu’on pensait mieux installé depuis décembre dernier, est loin d’être assuré.

Toujours inquiète des dégâts collatéraux qu’une réforme du lycée peut avoir pour les SES, l’association des professeurs de sciences économiques et sociales demande, pour l’instant en vain, à être reçue par Richard Descoings. Elle conduit par ailleurs, une enquête auprès des professeurs afin de tirer un bilan des programmes et de la pédagogie de la discipline. Des expérimentations, qui devraient être conduites dans certains établissements, montrent qu’une structure semestrielle, voire trimestrielle, des enseignements, reste à l’ordre du jour et que les SES, risquent de faire les frais de tels aménagements. C’est, par exemple, ce qui ressort du projet du lycée Montaigne à Paris. L’APSES s’en émeut dans un communiqué du 16 mars 2009 et constate que « ces projets conduisent à expérimenter l’année prochaine exactement ce qui a été massivement rejeté par les lycéens, les professeurs de lycées, les syndicats d’enseignants et l’APSES ! »

Billet mis en ligne le 16 mars 2009