CFDT

La Confédération française démocratique du travail (CFDT) est née en 1964 sur les cendres de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC). Une minorité a néanmoins refusé ce processus de laïcisation et a maintenu le sigle CFTC. L'action cédétiste s'articule autour d'une politique dite « des trois R » : réalisme, responsabilité, réforme. Ou comment intégrer dans le militantisme l’autorité des faits, le discours de vérité et le choix d’un syndicalisme de transformation sociale. Concrètement, la CFDT met en avant la sécurisation des parcours professionnels et quelques lignes directrices : rénover le contrat de travail, améliorer l’insertion dans l’emploi, consolider la protection des salariés privés d’emploi… Mais aussi la cohésion sociale, l’Europe, la démocratie sociale et le développement du syndicalisme.

CFTC

La Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC) a été créée en 1919 et « se réclame et s’inspire des principes de la morale sociale chrétienne ». Après la naissance de la CFDT en 1964, la CFTC se maintient par la volonté de 300 délégués qui refusent d'abandonner la référence chrétienne. Aujourd'hui, elle affirme compter 132 000 adhérents et a réalisé un score de 9,7 % aux élections prud'homales de décembre 2002. Parmi ses récentes revendications, la création d'un statut du travailleur, la proposition de faire cofinancer par l’entreprise le reclassement de ses anciens salariés, et des mesures pour renforcer l’implantation des syndicat dans l’entreprise, en particulier dans les PME.

CFE-CGC

La Confédération française de l’encadrement-Confédération générale des cadres (CFE-CGC) est née en 1944 de la volonté de certains ingénieurs et cadres d'affirmer la spécificité de leur situation dans le monde des salariés. Aujourd'hui, la CFE-CGC s'adresse aux classes moyennes, tout en gardant sa spécificité qui est d'être la voix des techniciens, agents de maîtrise, forces de vente, cadres, ingénieurs et à ceux qui ont vocation à le devenir - c'est-à-dire, à des salariés dont les fonctions comportent responsabilité, initiative et/ou commandement. Elle propose notamment un contrat d’engagement social revendiquant la garantie d’un certain nombre de droits pour les représentants syndicaux dans le secteur privé : maintien de leur rémunération, protection sociale, validation des acquis de l’expérience…

CGT

La Confédération générale du travail (CGT) a été créée en 1895 pour permettre aux salariés de s'organiser collectivement et durablement afin de « défendre leurs intérêts face à l’oppression et à l’exploitation, pour conquérir des droits et les faire valoir, pour imaginer un monde plus juste et proposer des voies pour y parvenir ». Aujourd'hui, elle milite notamment pour un nouveau statut du travail salarié et une sécurité sociale professionnelle, qui propose que tout salarié, dès la première recherche d’emploi, bénéficie d’un ensemble de droits individuels, garantis au plan interprofessionnel, opposables à tout employeur et transférables d’une entreprise à l’autre.

FSU

La Fédération syndicale unitaire (FSU), créée en 1992, représente les salariés des secteurs de l’enseignement, de la recherche, de la culture, de la formation, de l’insertion – Syndicat national des enseignements de second degré (Snes), Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup), Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs d’école et PEGC (Snuipp), etc. Parmi ses revendications, figurent ces dix engagements « pour une vraie priorité au service public d’éducation », dont la scolarité obligatoire portée à 18 ans et permettant aux familles de scolariser leurs enfants dès 2 ans, une relance des zones d’éducation prioritaire (ZEP), une augmentation du financement de la recherche, une politique nationale de péréquations assurée par l’Etat pour compenser les inégalités territoriales, etc.

Force ouvrière

Force ouvrière est né en 1948 sous le sigle CGT-FO à l’initiative de militants refusant l’emprise du parti communiste sur la CGT. Depuis ses origines, le principe et la pratique de l’indépendance syndicale sont au cœur de son comportement, de ses analyses, de son rôle. Cette indépendance vaut à l’égard des partis politiques, des gouvernements, de l’État, du patronat et des églises. Pour ce syndicat, « la revendication salariale doit rester prioritaire, socialement et économiquement ».

Union syndicale solidaire

Créée en 1981, l’Union syndicale solidaire regroupait à l'origine dix syndicats autonomes et non-confédérés et compte actuellement 39 fédérations ou syndicats nationaux, dont le Syndicat national unifié des impôts (Snui) et les Syndicats SUD. Objectif : « mieux s’organiser pour mieux agir ensemble et éviter les phénomènes d’institutionalisation, de délégation de pouvoir, d’experts, de superstructures que connaissent trop souvent les grandes confédérations. » L'Union réclame notamment que la norme de l’emploi soit le CDI à temps plein, et pour cela la suppression des contrats atypiques et la limitation du CDD aux remplacements de congé maladie, formation ou maternité. Elle souhaite également une augmentation des salaires (le Smic à 1 500 euros net) et des minima sociaux, ainsi que l’arrêt des privatisations. On retrouve parmi ses revendications les idées de la « gauche de la gauche ».

Unsa

L’Union nationale des syndicats autonomes (Unsa) s'est créée en février 1993 autour de cinq organisations qui partagent les mêmes valeurs républicaines de laïcité, de démocratie, de solidarité, de liberté, d’humanisme et de justice sociale. Elle s’est fixée comme objectif de promouvoir un progrès social durable, de lutter contre toutes les formes d’exclusion, de participer activement à la construction d’une Europe sociale, de défendre l’emploi et le service public. Parmi ses dernières revendications, on trouve notamment l’idée d’un moratoire sur les libéralisations. Elle propose également de maintenir les garanties autour du contrat de travail, « qui n’est pas un obstacle à l’emploi », en organisant le transfert des droits sociaux en cas de perte d’emploi. Elle prône enfin des mesures pour améliorer le service public de l’emploi.